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Animaux de ferme et maltraitance : soyons vigilants !

Les situations à  risque

Les situations à  risque

La gestation

Les femelles en gestation ingèrent une plus grande quantité d'aliments, surtout à  la fin de la gestation, car elles doivent subvenir à  leurs propres besoins alimentaires ainsi qu'à  ceux du fœtus. Il en résulte une production de chaleur métabolique plus élevée. Lorsque les températures sont hautes, elles sont légèrement plus exposées à  un risque d'hyperthermie. Mais l'exposition à  une température élevée a surtout des conséquences sur le fœtus. Les avortements sont plus nombreux, et les nouveau-nés ont un poids moins élevé lors de la mise bas, ce qui réduit leurs chances de survie.

Lorsque les températures sont basses, il est particulièrement important que les femelles gestantes reçoivent une alimentation en quantité et en qualité satisfaisante, car l'animal doit à  la fois produire de la chaleur et assurer le développement du fœtus.

En cas d'hypothermie sévère, les flux sanguins se concentrent vers les organes vitaux comme le cerveau, le cœur, les poumons. Dans ce cas, l'organisme sacrifie le fœtus pour assurer sa survie.

Les nouveaux-nés

Il est fréquent que des animaux naissent durant la mauvaise saison, à  un moment où les conditions climatiques les rendent particulièrement vulnérables.

Cette situation est préjudiciable au bien-être des animaux. En effet, les nouveau-nés sont particulièrement sensibles aux basses températures. Plusieurs raisons expliquent cette situation :

  • chez le nouveau-né, les mécanismes de régulation thermique se mettent progressivement en place,
  • leur toison est généralement très fine,
  • ils ne disposent que d'une très fine couche de graisse,
  • les animaux qui viennent de naître n'ont guère de réserves énergétiques,
  • le ratio surface/volume est généralement à  leur désavantage pour les protéger du froid,
  • lorsqu'ils naissent, ils sont mouillés, et il arrive que la mère ne les lèche pas pour les sécher.

Dans l'idéal, les animaux nouveau-nés devraient être gardés au chaud, à  l'intérieur d'un bâtiment, jusqu'à  ce qu'ils atteignent l'âge de deux semaines. A défaut, ils devraient au moins disposer d'un abri, même sommaire, qui les protège du vent et de la pluie.

Ils devraient également pouvoir s'abriter à  l'ombre lorsque les rayonnements du soleil sont intenses.

Il est donc recommandé de garder à  l'étable les femelles en fin de gestation afin que les mise bas puissent se faire à  l'abri des intempéries.

Les animaux âgés

Les animaux âgés ont davantage de difficultés à  maintenir leur température corporelle. Ceci s'explique par le fait que chez les animaux âgés apparaissent :

  • une baisse de la masse et du tonus musculaire,
  • de l'arthrose, des rhumatismes, et de ce fait une diminution des activités physiques,
  • une fonte des tissus adipeux,
  • un vieillissement physiologique de l'organisme,
  • une paresse intestinale, et donc une diminution de la production de chaleur métabolique, etc.
  • de mauvaises dents, qui peuvent avoir pour conséquence une difficulté pour brouter et mâcher des fourrages.

Du fait du vieillissement de l'organisme, les animaux âgés ont davantage de difficultés à  dissiper la chaleur corporelle. Par exemple, les animaux âgés peuvent avoir une moins bonne capacité à  transpirer en raison d'une réduction du nombre de glandes sudoripares. C'est le cas chez les vieux chevaux.

Les animaux âgés devraient donc faire l'objet d'une attention particulière lorsqu'ils sont exposés à  des fortes chaleurs. Ils devraient toujours avoir à  leur disposition de l'eau et la possibilité de se mettre à  l'ombre.

Les animaux âgés ont également davantage de difficultés pour se protéger du froid. Ceci notamment du fait qu'il leur est plus difficile de constituer une couche de graisse, de produire de la chaleur métabolique, d'avoir des activités physiques, etc. Le nombre de glandes sébacées, qui graissent les poils, peut également diminuer avec l'âge. Le pelage est dès lors moins efficace pour protéger l'animal de l'humidité. Les animaux âgés devraient donc être gardés à  l'intérieur en hiver ou au moins bénéficier d'une protection contre le vent et la pluie, telle qu'un abri fermé sur les trois côtés.

chevres angoras(Photo : http://fermepedagogique.free.fr)
Les animaux malades

Les animaux dont l'organisme est affaibli du fait d'une maladie ont un système immunitaire moins performant. Ils sont donc davantage vulnérables à  d'autres affections. De plus, les mécanismes de protection contre le froid sont moins efficaces chez les animaux malades (maladies cardio-vasculaires, infections respiratoires, maladies thyroà¯diennes, etc.). Ils sont donc davantage exposés à  un risque d'hypothermie. Ils devraient êtres gardés à  l'intérieur ou bénéficier d'une protection efficace contre les intempéries.

chevres angoras(Photo Animaux en périls)

Les animaux malades peuvent aussi être plus exposés à  un risque d'hyperthermie. Il est donc important qu'ils aient accès à  une zone ombragée et une quantité satisfaisante d'eau pour s'abreuver.

vache laitUne vache de 600 kg qui produit 30 litres de lait/jour génère 1,4 KW d'énergie calorifique.
Les animaux qui produisent beaucoup de lait

Plus l'animal a une production élevée (production de lait, croissance rapide) plus la quantité d'aliments qu'il ingère est importante. Or, l'activité métabolique de l'organisme et la digestion peuvent considérablement accroître la production de chaleur.

C'est particulièrement le cas des ruminants, car la fermentation dans le rumen dégage beaucoup de chaleur.

Les animaux qui ont un rendement élevé sont davantage en mesure de supporter des basses températures, que ceux qui ont un moins bon rendement ou qui ne sont pas en lactation. La chaleur dégagée par la métabolisation des aliments les aide à  affronter le froid.

Les animaux à  rendement élevé sont davantage exposés à  un risque de coup de chaleur, car ils doivent évacuer davantage de chaleur provenant de leur métabolisme.

 

Les animaux sales

Les animaux eux-mêmes doivent être maintenus propres, c'est un aspect important pour leur confort et leur hygiène.

Un pelage sali, par exemple par de la boue, perd son pouvoir isolant. Il est pratiquement inefficace pour protéger les animaux contre le froid.

L'Institut de l'élevage et Interbev ont élaboré une grille de notation permettant d'évaluer la propreté des bovins.

Cette grille donne quatre notes qui vont de A pour propre à  D pour très sale.