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Animaux de ferme et maltraitance : soyons vigilants !

Besoins des bovins

Les besoins spécifiques des bovins

Textes réglementaires spécifiques à  la protection des bovins
  • Arrêté du 8 décembre 1997 modifiant l‘arrêté du 20 janvier 1994 établissant les normes minimales relatives à  la protection des veaux.
  • Recommandation du conseil de l‘Europe concernant les bovins
Glossaire
  • Vache : bovin femelle ayant déjà  vêlé
  • Génisse : femelle âgée de plus de 6 mois et qui n‘a pas encore vêlé
  • Taureau : bovin mâle
  • Bœuf : bovin mâle castré
  • Veau : bovin âgé de moins de 6 mois
  • Taurillon : jeune bovin âgé de plus de 6 mois
L‘exposition à  de basses températures
vaches highlandLes Highland peuvent supporter des températures très basses. bovins camion
En seulement deux heures, des bovins dans un camion peuvent faire monter la température de -16°C à  environ 0°C.bovins neige

Bon nombre de bovins passent, sans rencontrer aucune difficulté, tout l‘hiver à  l‘extérieur. Leur capacité à  affronter de très basses températures est due à  la quantité importante de chaleur dégagée par la digestion, au niveau élevé de leur métabolisme, à  leur taille avec un volume important par rapport à  leur surface et à  des tissus très isolants.

Cela étant dit, leur capacité d‘adaptation aux basses températures dépend de plusieurs facteurs : l‘âge, la race, le régime alimentaire, le pelage, etc. Par exemple, la race Highland peut affronter de basses températures allant jusqu‘à  –40°. Par contre, d‘autres races, telle que la Holstein, une race laitière, supportent plus difficilement des températures qui passent la barre des –7C°.

Lorsque les températures sont basses, les bovins sont très sensibles au vent. Il est important qu‘ils puissent s‘en protéger, car la température ressentie sera bien inférieure à  la température réelle en présence de vent.

Les bovins ne sont pas particulièrement gênés par la pluie. Toutefois, le pelage du bovin perd son pouvoir isolant lorsqu‘il est soumis à  des averses intenses et prolongées. En conséquence, par grand froid, il est important que les animaux puissent se protéger des intempéries et se reposer sur un endroit sec. L‘état de propreté du pelage est aussi important. Un pelage sale est moins isolant.

De l‘état du pelage dépend également la température à  partir de laquelle l‘animal devra augmenter sa production de chaleur métabolique et donc ses dépenses énergétiques.

L‘énergie dépensée pour faire face aux basses températures doit être compensée par un apport d‘aliments énergétiques, sans quoi l‘animal puisera dans ses réserves corporelles. L‘apport de fourrage est important notamment parce que la fermentation des fibres (cellulose et hemicellulose) lors de la digestion produit beaucoup de chaleur, mais leur valeur énergétique est généralement faible.

Par grand froid, la ration devrait donc être complétée par des aliments à  valeur énergétique plus élevée tels que, par exemple, des céréales (maà¯s, orge, avoine) ou des oléagineux (tourteau de soja).

En règle générale, les bovins de boucherie résistent mieux au froid que les races laitières.

Cliquez sur le lien ci-dessous pour voir le tableau des qualités d‘élevage et de rusticité des principales races utilisées en bovin viande (source : Produire de la viande bovine aujourd‘hui. Magali Pradal – Edition Lavoisier) :

L‘exposition à  des températures élevées

La rumination dégage beaucoup de chaleur. C‘est un avantage en hiver, mais par contre, en été, pendant les périodes de fortes chaleurs, les bovins dont le métabolisme est très sollicité (vaches en lactation, bovins engraissés intensivement) supportent mal les fortes chaleurs. De plus, les bovins ont deux fois moins de glandes sudoripares au centimètre carré que les humains. Lorsque la température ambiante est élevée, les échanges thermiques avec l‘environnement sont donc plus difficiles, et les bovins rencontrent davantage de difficultés pour refroidir leur corps.

L‘exposition des bovins à  un stress dû à  la chaleur a les conséquences suivantes :

  • la vache sera moins résistante face aux bactéries qui entreront dans les mamelles, d‘où une augmentation accrue des mammites (une infection douloureuse des pis) ;
  • l‘augmentation du taux de mortalité des veaux durant la gestation, et une réduction du poids des veaux à  la naissance, ce qui réduit leur chance de survie ;
  • la mort par hyperthermie, lors d‘une exposition prolongée à  de trop fortes chaleur.

Cliquez sur le lien ci-dessous pour voir le tableau d'effet du niveau de production sur la consommation quotidienne d'eau par les vaches en lactation à  différentes températures ambiantes :

De plus, de fortes chaleurs peuvent avoir pour conséquence une diminution du taux de fertilité des bovins et une réduction de la quantité et de la qualité de lait produit, deux arguments qui ne devraient pas laisser insensible un éleveur.

vache laitUne vache de 600 kg qui produit 30 litres de lait/jour génère 1,4Kw d‘énergie calorifique. vache ombre

Un bovin sera plus ou moins vite gêné par une température ambiante élevée en fonction de nombreux critères (race, poids, vitesse du vent, taux d‘humidité, puissance des radiants, etc.). Il est également important de souligner que la couleur du pelage joue un rôle important. Les bovins dont le pelage est de couleur noire sont davantage exposés à  un risque de coup de chaleur.

Il importe également de rappeler que plus leur productivité sera élevée, plus les animaux devront évacuer de la chaleur, et par conséquent, plus leur seuil de tolérance à  des températures élevées s‘abaissera.

L‘idéal est d‘offrir systématiquement aux bovins une zone ombragée afin qu‘ils puissent d‘eux mêmes choisir de se protéger du soleil.

Un temps chaud et humide est bien plus pénible qu‘un temps chaud et sec, car la sueur s‘évapore plus difficilement. Les bovins rencontrent donc plus de difficultés pour limiter l‘élévation de leur température corporelle. Par exemple, lorsque la température est de 35C° et le taux d‘humidité de 75%, des mesures d‘urgences doivent être prises : offrir de l‘ombre aux bovins, éviter de les déplacer, faciliter le déplacement d‘air, changer leur régime alimentaire etc. Bien entendu, il faut également veiller à  ce que les animaux disposent en permanence de suffisamment d‘eau pour se désaltérer.

Cliquez sur le lien ci-dessous pour voir la capacité d'adaptation des bovins aux températures élevées en fonction du taux d'humidité ambiant (source : modified after Armstrong, 1994- Rapport EFSA sur les normes concernant le microclimat dans les véhicules routiers transportant des animaux) :

L'abri en plein air
abri bovins

L‘abri est destiné à  protéger les animaux du vent, de la pluie et du soleil. Ce peut-être une simple rangée d‘arbres, une haie, un sous-bois, un mur, un filet brise-vent qui pourra aussi fournir de l‘ombre en été, des ballots de pailles, etc. ou un abri en dur. Dans le cas d‘un abri en dur, dans l‘idéal, il sera fermé sur 3 côtés, avec l‘ouverture à  l‘opposé des vents dominants. L‘air doit pouvoir circuler, afin qu‘en été les animaux puissent bénéficier des bienfaits de la brise.

En été, un arbre est idéal car l‘air ou la brise peuvent circuler sans entrave, ce qui ne peut être que bénéfique à  l‘animal par temps chaud. Le vent peut aider un bovin à  faire baisser sa température, mais la puissance du vent doit être d‘au moins 0,5m/s.

L‘état du sol des enclos extérieurs
sol enclos bovins

Les sols doivent être bien drainés afin qu‘ils ne deviennent pas boueux en tout point. Il n‘est pas acceptable de garder en permanence des animaux sur un sol où l‘urine se mélange aux excréments et à  la boue. Ce type de sol constitue un véritable foyer de culture pour des organismes pathogènes qui peuvent causer des infections aux pieds. Il est très important que les animaux puissent garder leurs pieds au sec plusieurs heures par jour.

De plus, sur un sol boueux, les animaux peuvent glisser ; le risque de blessures ou de fractures est donc plus élevé.

Les mangeoires et les abreuvoirs devraient être déplacés régulièrement afin d‘éviter que le sol où ils sont disposés ne soit trop piétiné.

Par ailleurs, l‘eau qui s‘écoule de ce type de sol est une source potentielle de pollution.

Les clôtures
clotures

Les clôtures doivent être maintenues en bon état. Il ne doit pas y avoir de fil de fer ou de barbelés qui ne sont pas tendus dans lesquels les animaux risquent de s‘enchevêtrer.

L‘état de propreté et l‘aménagement des locaux

Les bovins doivent pouvoir disposer d‘une aire de couchage sèche et les locaux doivent être bien drainés. Pour les bovins laitiers adultes, il est conseillé d‘offrir un minimum de 6m_/animal. L‘air vicié doit pouvoir être renouvelé par de l‘air frais, tout en mettant les animaux à  l‘abri des courants d‘air. Le taux d‘humidité doit être maintenu à  un niveau convenable, de même que les gaz nocifs tels que l‘ammoniac ainsi que la quantité de poussière. Les bovins peuvent être gardés en logette ou en stabulation libre sur litière accumulée. Dans les deux cas, le fumier devrait être enlevé régulièrement et la litière doit être rechargée afin de maintenir l‘aire de repos sèche. Dans les stabulations libres, deux fois pas an, toute la paille devrait être remplacée dans l‘étable. Les animaux doivent être maintenus propres. C‘est particulièrement important pour les vaches laitières, afin de limiter les risques de mammites et maintenir une bonne hygiène du lait. De plus, un pelage souillé protège moins bien du froid.

fumierDans cet élevage, le fumier n‘a pas été enlevé depuis des lustres, à  tel point que les bovins touchent le plafond. (photo Farm Sanctuary)

Dans les bâtiments, il est vivement souhaitable que la température ne dépasse jamais 30C°. Lorsque le taux d‘humidité atteint 80%, la température ne devrait pas dépasser 27C°. Toutefois, différents facteurs peuvent permettre d‘exposer sans grand danger les bovins à  des températures légèrement plus élevées. Cela dépend de la présence de mouvements d‘air autour de l‘animal, de sa race, de son régime alimentaire etc.

L‘éclairage

L‘éclairage doit permettre aux animaux de voir et d‘être vu distinctement. Concernant les veaux, il y a lieu de prévoir un éclairage approprié naturel ou artificiel qui, dans ce dernier cas, devra être au moins équivalent à  la durée d'éclairage naturel normalement disponible entre 9 et 17 heures.

L‘alimentation
alimentationsécheresseEn période de sécheresse, un supplément de foin doit être apporténeige

Du mois de mai au mois de septembre, un bovin peut se contenter des pâturages. Pour nourrir entièrement des bovins à  l‘herbe, il faut compter environ un hectare de prairie par bovin (Pour la production de foin pour l‘hiver et pâturage en période estival). Sinon, il faudra apporter des fourrages ou d‘autres compléments alimentaires en plus de l‘herbe à  pâturer. Si la prairie est de mauvais qualité, ou en période de sécheresse, l‘apport de foin pourra également être nécessaire.

En hiver, l‘herbe ne pousse plus. L‘animal est donc entièrement dépendant de la nourriture que lui distribuera l‘éleveur. L‘apport de foin et d‘autres compléments alimentaires (ex : ensilage, par exemple de maà¯s, tourteaux, betteraves fourragères, colza, chou fourragé, etc.) est vital. En hiver, une vache consomme quotidiennement 60 à  80kg de végétaux.

Le foin ne devrait pas être jeté à  même le sol, sauf s‘il s‘agit de grosses balles de foin qui sont simplement posées. Il est préférable de distribuer le foin dans des mangeoires abritées de la pluie. Le foin ne doit pas être moisi, car il pourrait être source d‘intoxications.

La mise à  disposition des animaux d‘une pierre à  sel est conseillée.

L'abreuvement
tonne à  eauabreuvementabreuvement neige

Les bovins doivent avoir de l‘eau en permanence. Un bovin boit de 40 à  100 litres par jour, voire davantage s‘il s‘agit d‘une vache en lactation. Rappelons que le lait contient environ 87% d‘eau. Les animaux devraient avoir un point d‘eau à  l‘étable mais également au pré. S‘il n‘y a pas de points d‘eau naturels dans le parc, de l‘eau doit être distribuée à  l‘aide d‘une tonne ou par un autre moyen.

Si l‘eau provient d‘un point d‘eau naturel (ruisseau, puit, etc.), des analyses bactériologiques doivent être effectuées régulièrement. Donner à  des bovins de l‘eau stagnante n‘est pas souhaitable.

Les abreuvoirs doivent être régulièrement nettoyées.

En hiver, l‘eau ne doit pas geler. Si c‘est le cas, elle doit être brisée plusieurs fois par jour.

Les veaux âgés de plus de deux semaines doivent avoir accès à  de l‘eau fraîche adéquate, fournie en quantité suffisante, ou pouvoir satisfaire leur besoin en liquide en buvant d‘autres boissons. Lorsque le temps est très chaud ou lorsque les veaux sont malades, de l‘eau potable fraîche doit être disponible à  tout moment.

Les veaux
abri veauxigloos veauxveau museléIl est interdit de museler les veaux

Les jeunes veaux âgés de seulement quelques jours doivent toujours avoir un abri (arbres, haies, rocher, etc.). Ils sont particulièrement sensibles au froid, et les risques de mort par hypothermie sont importants car leur couche de poils est très fine, et ils ne disposent que d‘une très fine couche de graisse.

Lorsqu‘ils sont un peu plus âgés, au-delà  de deux semaines, il demeure important de mettre les veaux à  l‘abri des courants d‘air et de la pluie. Ils peuvent supporter de très basses températures bien en dessous de 0 C°, mais la quantité de nourriture qu‘ils reçoivent doit augmenter en conséquence.

Certains veaux sont logés dans des igloos, des petits boxes en résine. En hiver, ces boxes devraient être richement pourvu en litière propre afin d‘aider le veau à  maintenir une température confortable. Ces abris doivent être placés dans la direction opposée aux vents dominants. En été, les abris ne devraient pas être exposés en plein soleil. Ils devraient être placés à  l‘ombre d‘arbres ou bâtiments. Les veaux sont très sensibles à  la chaleur dès 20 C° à  25 C°.

Les veaux élevés en stabulation doivent être inspectés au moins deux fois par jour. Les veaux élevés à  l‘extérieur doivent être inspectés au moins une fois par jour. Les veaux ne peuvent pas digérer le foin ou l‘herbe dans leurs premières semaines de vie ; ils doivent donc recevoir une alimentation lactée jusqu‘à  l‘âge de deux à  trois mois. Ce peut être du lait entier ou du lait en poudre reconstitué. Dès l‘âge de deux semaines, leur alimentation doit également contenir une quantité minimale d‘aliments fibreux et suffisamment de fer pour assurer un niveau moyen d‘hémoglobine sanguine d‘au moins 4,5mmol/litre de sang.

Il est interdit de museler les veaux, de les garder attachés, sauf durant une période d‘une heure maximum lorsqu‘ils sont alimentés, ou de les maintenir en permanence dans l‘obscurité. Les conditions d‘élevage doivent permettre à  chaque veau de s'étendre, de se reposer, de se relever et de faire sa toilette sans difficulté.

Une litière appropriée doit être prévue pour tous les veaux de moins de deux semaines.

Les avortements doivent obligatoirement être déclarés au vétérinaire sanitaire.

Dispositions supplémentaires ne s‘appliquant pas aux exploitations de moins de six veaux ou aux veaux maintenus auprès de leur mère en vue de leur allaitement

Aucun veau ne peut être enfermé dans une case individuelle au delà  de 8 semaines, sauf si un vétérinaire le recommande. Les cases individuelles doivent être pourvues de parois ajourées permettant un contact visuel et tactile entre les veaux.

La largeur de toute case individuelle est au moins égale à  la taille du veau au garrot, mesurée en position debout, et la longueur est au moins égale à  la longueur du veau mesurée entre la pointe du nez et la face caudale du tuber ischii (pointe des fesses), multipliée par 1,1. Les veaux élevés en groupe doivent disposer d‘une surface de 1,5 m2 à  1,8 m2 selon leur poids.

L'entretien des onglons
onglonsLes onglons de ce bovin auraient dû être parés depuis bien longtemps.(photo Farm Sanctuary)

Si les onglons sont trop longs, ils doivent être parés. En général, cette opération doit être réalisée une fois par an. Les maladies des pieds sont fréquentes chez les bovins. Elles doivent faire l‘objet d‘un traitement approprié. Les boiteries sont un signe indicateur.

La traite
traite

Une vache laitière devrait être traite au moins deux fois par jour, à  des heures régulières. Si la traite n‘est pas effectuée, cela peut être très douloureux. Des mamelles gonflées à  bloc avec des gouttes de lait qui s‘écoulent des pis indiquent que la vache doit être traite rapidement.

L‘identification
identification

Tout bovin nouveau-né doit être identifié par le détenteur, avant l‘âge de 20 jours, à  l‘aide de deux boucles apposées sur ses oreilles.

Les mutilations
mutilationsLes cornes de ce bovins auraient dû être raccourcies. Elles se sont dangereusement recourbées vers la boîte crânienne ?

La castration des bovins est autorisée et peut être réalisée par l‘éleveur lui même.

Il en est de même pour ce qui est de la destruction ou de l'ablation de la partie produisant la corne sur des animaux n'ayant pas dépassé quatre semaines de vie. L‘opération doit être réalisée au moyen de la cautérisation chimique ou au moyen de la cautérisation par brûlure, à  condition que l'instrument utilisé produise une chaleur suffisamment élevée pendant une période minimale de dix secondes.

L‘écornage ou la destruction des bourgeons produisant la corne sur un animal de plus de quatre semaines devraient être réalisés sous anesthésie générale ou locale.

Décision du tribunal correctionnel de Dijon

Le 21 mars 2006, le tribunal correctionnel de Dijon a condamné trois éleveurs, l‘un pour « exercice illégal de la médecine » et les deux autres pour « complicité ». Les condamnés pratiquaient eux-mêmes 80 à  100 césariennes par an sur leur cheptel de race blanc-bleu-Belge. (Condamnation à  une amende de 3 000€ et à  trois mois de prison avec sursis).

L‘usure des cornes doit également être surveillée, afin qu‘elle ne touche pas la peau de l‘animal.

Les césariennes ne peuvent être réalisées que par un vétérinaire.

Les signes de mauvaise santé

Un bovin en bonne santé a le poil brillant, la truffe humide, l‘œil vif et propre, est alerte et rumine. Ses oreilles se déplacent au moindre bruit. La température normale des bovins est de 38,7C° et de 38,6C° à  39,3C° chez les veaux.

Les signes de mauvaise santé d'un bovin sont multiples et comprennent , entre autres, l'apathie, la perte d'appétit et de poids, la baisse soudaine de lactation, l'absence de rumination, les écoulements des narines ou des yeux, la salivation excessive, la toux persistante, l'enflure des articulations, le fait que l‘animal boîte et les troubles intestinaux. On doit également prêter attention à  la consommation d'eau et à  la présence de parasites externes.

En général, lorsqu‘un bovin est atteint de diarrhée, cela est dû à  des parasites internes. Les excréments d‘un bovin qui ont l‘aspect d‘un « crottin » révèlent que l‘animal souffre de déshydratation.

mammites

Les mamelles doivent être propres. Si les mamelles sont enflées, rouges, bleu foncé ou grises, chaudes, douloureuses et les pis fendillés, la vache souffre de mammites ; cette infection douloureuse des pis peut être mortelle si elle n‘est pas soignée. Un traitement au moyen d‘injection d‘antibiotiques par voie intramammaire doit être administré.

Les veaux malades ou blessés doivent, lorsque cela est nécessaire, être isolés dans des locaux adéquats équipés d‘une litière sèche et confortable. Un vétérinaire doit être appelé si nécessaire.

L'état d‘engraissement des bovins laitiers

L‘état d‘engraissement des bovins laitiers devrait correspondre à  une note comprise entre 2 et 3 selon le cycle de production.

squelette races bovines à  viande

Toutefois, certains individus appartenant à  la race Prim‘Holstein peuvent avoir une note d‘état d‘engraissement de 1,5 sans que, pour autant, leur état de santé soit compromis. Cette race est en effet d‘une conformation peu musclée et son haut niveau de production conduit certaines vaches à  beaucoup puiser dans leurs réserves corporelles et à  donc ne stocker que peu de tissus adipeux.

Pointage de 1 – vache émaciée

A l‘attache de la queue, se présente une cavité profonde avec aucun dépôt adipeux sous cutané. La peau est plutôt souple, mais l‘état du pelage est souvent piètre. L‘anus est saillant. Les os de la hanche et les pointes des fesses (les ischions) sont saillants.

Les vertèbres lombaires sont proéminentes et les apophyses transverses sont saillantes.

état d‘engraissement des bovins laitiers 1
Pointage de 2 – vache maigre

A l‘attache de la queue se présente une cavité peu profonde, avec un dépôt adipeux sous la peau. La peau est souple. L‘anus est moins enfoncé. Les os de la hanche et les pointes des fesses (les ischions) sont saillants, mais la dépression entre eux est moins prononcée.

Les vertèbres lombaires peuvent être identifiées individuellement mais leurs extrémités sont nettement moins proéminentes. Elles sont arrondies.

état d‘engraissement des bovins laitiers 2
Pointage de 3 – vache en bon état d‘engraissement

Un dépôt adipeux recouvre toute la région de l‘attache de la queue, la cavité n‘est ni pleine, ni creuse. La peau est lisse. La région anale est remplie, mais sans dépôts adipeux. Les extrémités des os de la hanche et des pointes des fesses (les ischions) sont arrondies.

Les extrémités des apophyses transverses ne peuvent être senties qu‘en exerçant une légère pression au toucher ; la dépression entre les apophyses épineuses et transverses est moins prononcée.

Pointage de 4 – vache en état d‘engraissement lourd

La région de l‘attache de la queue est complètement remplie, des bourrelets de gras sont clairement perceptibles. Des dépôts adipeux commencent à  apparaître autour de la pointe des fesses. Les os de la hanche sont bien recouverts.

Les apophyses épineuses et transverses ne peuvent être senties que par une pression très ferme. L‘ensemble a un aspect arrondi.

état d‘engraissement des bovins laitiers 3 et 4
Pointage de 5 – vache très grasse

L‘attache de la queue est cernée par des tissus adipeux. L‘épine dorsale, les vertèbres lombaires, la pointe des fesses ne sont plus apparentes. Des dépôts adipeux recouvrent les côtes. L‘arrière train est bombé.

état d‘engraissement des bovins laitiers 5

Textes et illustrations réalisées d‘après la brochure « Condition scoring of dairy cows » éditée par DEFRA, et d‘après la fiche technique « Evaluation de l‘état de chair des bovins laitiers » éditée par le ministère de l‘Agriculture et de l‘Alimentation de l‘Ontario.

L‘état d‘engraissement des races bovines à  viande
mutilations

L‘état d‘engraissement des bovins de race bouchère devrait correspondre à  une note comprise entre 2 et 3 selon le stade de production.

Pointage de 1 – émaciée

A l‘attache de la queue, se présente une cavité profonde avec aucun dépôt adipeux sous cutané. La peau est plutôt souple mais l‘état du pelage est souvent piètre.

Les vertèbres lombaires sont proéminentes et les apophyses transverses sont saillantes.

Les côtes sont saillantes ; aucun tissu adipeux ne les recouvre.

etat chair 1
Pointage de 2 – maigre

A l‘attache de la queue se présente une cavité peu profonde, avec un dépôt adipeux sous la peau. La peau est souple. Les pointes des fesses (les ischions) sont saillantes.

Les apophyses transverses peuvent être identifiées individuellement ; leurs extrémités sont arrondies.

Les côtes peuvent être identifiées individuellement mais apparaissent arrondies plutôt que saillantes.

etat chair 2 et 3
Pointage de 3 – bon état d‘engraissement

Un dépôt adipeux recouvre toute la région de l‘attache de la queue. La peau est lisse. La région anale est remplie, mais sans dépôt adipeux. Les extrémités des os de la hanche et des pointes des fesses (les ischions) peuvent être senties mais qu‘avec une pression ferme.

Les extrémités des apophyses transverses ne peuvent être senties qu‘en exerçant une légère pression au toucher ; la dépression entre les apophyses épineuses et transverses est moins prononcée.

Les côtes individuelles ne peuvent être senties qu‘avec une pression ferme.

Pointage de 4 – état d‘engraissement lourd

La région de l‘attache de la queue est complètement remplie, des bourrelets de gras sont clairement perceptibles mais mous au toucher.

Les apophyses épineuses et transverses ne peuvent pas être senties et elles sont complètement enrobées.

Des bourrelets graisseux se développent sur les côtes.

etat chair 4
Pointage de 5 – très gras

La structure osseuse de l‘animal n‘est plus perceptible.

L‘attache de la queue est cernée par des tissus adipeux. L‘épine dorsale, les vertèbres lombaires, la pointe des fesses, les hanches ne sont plus palpables, même avec une pression ferme.

Les côtes sont recouvertes d‘une épaisse couche de gras.

etat chair 5

Textes et illustrations réalisés d‘après Condition Scoring of Beef Suckler Cows and Heifers" PB6491 Defra 2001 © Crown copyright material is reproduced with the permission of the Controller of HMSO and Queen's Printer for Scotland.

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